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20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 13:20

meteo_dependance_usa_180811.jpg

 

Tout à un prix y compris les conditions météorologiques. Telle pourrait être la conclusion d'une étude menée par le National Center for Atmospheric Research (NCAR) qui indique que des précipitations ou des températures plus ou moins élevées par rapport à la normale peut coûter à l'économie américaine jusqu'à 485 milliards de dollars par an (soit 3,4 % du PIB américain).

Les auteurs ne se sont pas contenter de calculer la somme des impacts économiques de phénomènes remarquables tels que les outbreak de tornade, les blizzards exceptionnels, les inondations majeurs ou encore les cyclones tropicaux. Cette étude est en effet la première à appliquer une analyse économique quantitative pour estimer la sensibilité météorologique de l'économie américaine.  Son objectif principal est de servir de base aux décideurs pour mettre en place des stratégies de réductions de la météo-dépendance de l'économie US.

L'étude du NCAR montre que l'ensemble des secteurs de l'économie et toutes les régions peuvent être potentiellement impacté par les conditions météorologiques. Ainsi, une forte tempête de neige peut avoir des conséquences économiques négatives sur le secteur aérien (fermeture d'aéroport, annulations / retards de vols...) mais aussi des conséquences positives sur le secteur touristique (hausse de la fréquentation des stations de sports d'hiver).

Pour cette étude, les scientifiques ont collecté les températures et les précipitations sur l'ensemble du territoire américain entre 1938 et 2008. Ils se sont focalisés sur les variations de températures autour de la température de référence de 18°C et des variations autour des moyennes de précipitations de chaque station. En ce qui concerne les données économiques, les auteurs de l'étude ont utilisé les principaux indicateurs économiques sectoriels existants sur les 24 dernières années. Les données climatiques et économiques ont été traitées statistiquement (par application d'analyse par régression) et intégrées dans un modèle mathématique spécialement conçu. Ce dernier, a notamment permis d'établir des corrélations entre les résultats de l'analyse statistique et des variables clés telles que le travail, le capital et l'énergie .

L'analyse combinée de données économiques sur le long terme avec des techniques de modélisation a permis de fournir une représentation détaillée de la sensibilité de l'économie US aux variations de températures et de précipitations.

Ces travaux montrent notamment que les secteurs de l'industrie minière et de l'agriculture sont les plus sensibles aux variations des paramètres thermiques et hydrique. En effet, des variations même modérées des températures peuvent impacter les résultats du secteur minier jusqu'à hauteur de 14 % par an (demande plus ou moins forte en charbon, pétrole et gaz à des fins de chauffage). Pour le secteur agricole, variations des températures et / ou de la pluviométrie peuvent faire varier de 12 % les résultats économiques annuel du secteur.

Les autres secteurs économiques ne sont pas en reste puisque l'étude indique que les résultats du secteur manufacturier peuvent varier de 8 %, ceux de la finance et de l'assurance de 8 % également, ceux des ventes de biens de 7 %. En revanche, les résultats des secteurs des services semblent peut impactés tout comme ceux du commerce de détail  (2 %).

D'un point de vue géographique, si tous les Etats du pays ont une économie météo-sensible, il existe néanmoins des variations notables. Ainsi, l'économie annuelle de l'Etat de New York peut être impactée jusqu'à hauteur de 13,5 % alors que celle du Tennessee semble moins sensible (2,5 %).

 

Source : NCAR

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